14 Mai : Ballade en Chartreuse

Nous avons fait une jolie boucle au départ du
pont des Allemands, en passant par les Haberts des Rochers, de Corde et
de Billon. Nous avons vu deux chevreuils broutant à la prairie d’Arpison
(c’est dire comme il y avait la foule !), et nous sommes revenus à la
bagnole avec les godasses propres.

Yann

5 mai : Grand Van et neige fraîche

Beau Grand Van ce matin, en partant du Recoin. Excellente neige bien poudreuse
pour descendre de la Croix jusqu’aux Robert. Neige encore poudreuse pour
descendre du sommet jusqu’à la petite mare au Sud du col de la Lessine.
Très chaud pour remonter jusqu’au col de la Botte. Une petite brise à la
Croix pour manger. Ensuite de la lourde, mais bien skiable, pour
descendre de la Croix jusqu’au Recoin en début d’après-midi. 1250 m de
dénivelé, mais, bien sûr, on a remis deux fois les peaux

Yann

Planchard les 29 et 30 avril 2017

S’il faut résumer d’un mot : croûtasse d’anthologie.
Nous n’étions que deux Stdistes pour affronter les ours blancs
déchaînés annoncés par Météo France. Presque tous les randonneurs
avaient annulé leurs réservations. Nous avons eu le refuge presque pour
nous tout seuls. Heureusement pour nous et pour la trace, trois amis
d’Aurélien étaient montés le rejoindre vendredi. Nous sommes allés
jusqu’à la brèche Giraud-Lézin (3666 m, mais pas plus)

Yann

8-9 avril : Refuge de la Selle, plateau du Rateau, col de Replat

Ce fut une très belle sortie. Malgré le peu de neige de cette saison,
on trouva la neige sous forme de manteau continu (névé solide et porteur)
à partir de 1800 m d’altitude, là où le vallon tourne franchement vers Est,
où la rive gauche passe franchement en face Nord, et où elle devient moins
raide (soit 2 km environ après le départ, 1h).

Nous avons alors dahuté dans la pente Nord (2 autres km, soit
encore 1h). Ensuite nous avons parcouru le plateau du milieu du vallon
(au bout d’une plaine blanche, une autre plaine blanche). Ce plateau est
à 2100 m environ, et le point où tout le fond du vallon devient enneigé
(en dessous, on voit partout le sentier d’été, plus ou moins en
pointillé, en face Sud). Ensuite, c’est la dernière côte avant le refuge.

Les 50 derniers mètres se font à pied (le terrain est sec autour du refuge,
il ne subsiste qu’un gros bouchon de neige devant la porte d’Edouard Bourgeois).
25 personnes environ ce soir dans le refuge dont les
nombreux membres de la Gaspardine, arrivant par le col de la Lauze, avec
deux guides et deux gardes du Parc. Puisque la Gaspardine est une
initiation, un des gardes prend la parole après le repas, pour nous
causer de son métier. Très intéressant à tous points de vue (tant
écologique que social).

Le lendemain matin, réveil à 5H45, départ à 7H.
Les échines de cailloux apparentes recoupant régulièrement le parcours
du sentier d’été nous incitent à choisir le chemin du bas, en traversant
le plateau sous le refuge (l’ancien plateau inférieur du glacier de la
Selle, bien enneigé). Les guides y vont aussi avec leur troupeau. Et
puis au dernier moment, nous changeons d’avis : en effet, nous
apercevons au dessus de nous 5 personnes traversant directement en haut
de la pente Sud suivant le tracé du sentier d’été ; ils n’ont pas l’air
de s’emmerder avec les échines de cailloux ; et devant nous, il y a une
belle pente régulière et pas raide permettant de rejoindre le tracé du
sentier d’été. Nous décidons donc de monter à skis par cette pente.
En haut de la pente Sud, après la fin de la traversée, nous
retrouvons le troupeau de la Gaspardine arrivant en même temps que nous,
eux en crabes et nous à skis. A l’entrée du plateau du haut (le plateau
glaciaire de la Selle), eux partent à droite vers le col de Replat
(tracé, à l’ombre), et nous partons à gauche vers le pied des couloirs
du Rateau (au soleil).

En haut, à 3450 m d’altitude (le glacier a perdu 50 m d’épaisseur depuis les années 70),
nous trouvons une bonne niche bien horizontale sous la barre Sud du Rateau,
pour dépeauter et faire les photos d’usage.
Pendant ce temps, les Gaspardins arrivent au col de
Replat, et se préparent à descendre en face Sud-est. Pour nous, bonne
petite descente orientée Sud-ouest (quoique la neige soit encore un peu
dure). Nous traversons vite fait le plateau, de la lumière vers l’ombre,
remettons les peaux et remontons vite fait également derrière les
Gaspardins. Nous arrivons au col alors qu’ils disparaissent dans le fond
du vallon des Etançons. Le bas du vallon des Etançons (plein Sud) est
déneigé : ça va leur faire du portage ; belle initiation quand même.
Nous redescendons la pente Nord du col de Replat, en neige douce
légèrement croûtée. Puis une bande de croûte, puis la tôle. Nous
descendons doucement vers le passage raide rive gauche du glacier. Mais
au dernier moment, nous laissons tomber : c’est encore trop dur. Nous
traversons le plateau encore une fois, cette fois de l’ombre vers la
lumière, et nous retrouvons de la très bonne soupe. Nous descendons
la pente montée ce matin par les Gaspardins (très bonne soupe),
traversons juste au dessus du plateau sous le refuge, et, pratiquement
sans avoir à remonter, nous finissons notre course au point où le
sentier sous le refuge devient déneigé (nickel). Une dernière petite
bouffe au refuge, nos adieux à Sylvie, et nous descendons le vallon,
toujours rive gauche, en dahut dans l’autre sens, jusqu’au point vers
1800 m.

Horaire total montée au refuge (compris se changer et déjeuner) : 4h30.
Horaire total montée du refuge au col de replat (compris escale sous la
barre du Rateau) : 5h15.
Retour au refuge : 1h.
Redescente du refuge : 2h15.

Yann

9 avril : Sortie en Lauzière

Oui, on peut encore skier dans le massif de la Lauzière, mais il faut se dépêcher !

Route : elle est barrée au-dessus de Celliers-dessus à l’altitude 1400 m

Portage : 1/2 h pour la combe des Plans et 3/4 h pour la combe de La Valette

Neige continue (sans herbe) à partir de 1900 m

Qualité : belle moquette 1/2 molle à molle, suivant l’altitude et l’ensoleillement.

Horaires : Pas de sieste au sommet, il vaut mieux descendre avant midi et pique niquer sur l’herbe.

Beauté : 3 stdistes s’en sont mis plein les yeux dans la traversée col de la Valette – col des Aiguillons – glacier de Celliers

Jean-Louis

2 avril : Pas de la Coche

Le bas de la pente Sud du vallon du Vénétier, juste au dessus du Habert
d’Aiguebelle, ne passe plus à skis. Il y a un dédale de rhodos et de cailloux
à la place du champ de neige habituel.
Du coup, nous sommes retournés au Pas de la Coche. Nous avons trouvé 10
cm de fraîche, sur fond regelé à partir de 1800 m. Très bon à la
descente (très bon ! très bon !). Le bordercross est en névé solide, et
ça va bien même après absence de regel nocturne. Par contre les cailloux
poussent très vite (comme les champignons). On déchausse trois fois en
dessous du habert d’Aiguebelle, avec arrêt définitif à 1420 m. On n’a
pas vu grand-chose du paysage, et on a fait des économies de crème
solaire.

Yann

26 mars : Pointe du Sciallet

Sortie combiné avec ski de rando et raquettes. Facile avec 3 guides HN(*) pour 12 raquetteurs et skieurs, mais acrobatique sur le final et même chuteux pour certain/aine

D’après la carte, c’est bien dans la petite dépression au Nord-est du point
2134 qu’il faut descendre pour arriver directement à l’autre bout (ouest)
du thalweg du Pas de la Coche (là où j’ai pris la 1ère photo), ou même,
par un étroit couloir, directement en haut de la grande combe Nord.
Mais la prochaine fois, nous ferons une reconnaissance générale à la montée,
ce sera plus sûr. A part ça, nous avons fait un peu plus de 1050 m de dénivelé,
en comptant les manips de changement de vallon. Belle performance en raquettes

*HN=Haut Niveau. Bon, je sais, ils vont encore rougir


19 mars : col de Menou

Dimanche matin, nous étions quand même 9 pour tenter l’aventure de monter
au col de Menoux, dans la Grande Matheysine Sauvage. Il faisait doux, il n’y
avait pas de regel, et nous étions les deux seules bagnoles, aux Faures,
en bas du vallon de Malentraz (1064 m).

Nous avons trouvé la neige et chaussé à 1370 m d’altitude, mais 30 m plus haut,
il y avait une petite interruption (cailloux et ruisseau). Donc, nous avons chaussé
pour de bon à 1400 m d’altitude (et aussi déchaussé au même endroit à la descente).
Aucune trace de skis devant nous, seulement la vieille trace d’un petit troupeau de
raquetteurs. Un peu plus haut, vers 1550 m, avant le plateau de la
cabane, le sentier devient étroit entre les arbres ; on a bien essayé de
monter dans une clairière, mais au dessus, la forêt d’épicéas devient
très dense et pleine de gros cailloux, impraticable. Nous sommes revenus
sur le sentier, qui est entouré de blocs et d’arbres, et sur lequel il y
a des cailloux affleurants (très moyen cette année, où il n’y a pas
beaucoup de neige). Un peu après la cabane, nous sommes entrés dans le
brouillard, et nous avons continué à peu près au milieu du vallon,
toujours en direction du Sud.

Heureusement, Dieu a corrigé le TP assez vite, au bon moment, pour nous permettre
de voir le passage raide, avant d’être coincés par les vernes. Un tout petit
passage entre les vernes, et nous voilà sur le pied du plan incliné, pas raide,
qui monte vers le passage raide. Mise en place des couteaux, car, à partir de ce
point là, c’est très bien regelé et tôlé. Après le passage raide (qui commence
déjà à déneiger), ce sont les grandes pentes, en très bonne neige bien
regelée, mais pas trop dure pour autant, qui conduisent le troupeau par
bosses successives jusqu’au col de Menoux. Quentin avait un quart
d’heure d’avance et a fait le tour des crêtes. A la descente, la neige
était excellente jusqu’à la moitié du passage raide. En dessous, c’était
lourd et profond jusqu’à atteindre le fond du vallon. Heureusement, le
fond du vallon portait mieux, et nous avons fini honorablement à tourner
entre les petits arbustes qui poussent sur le chemin.

Yann

18 mars : Dent du Pra

Avec Quentin, nous étions à la dent du Pra ce matin. A la faveur d’une couverture nuageuse irrespectueuse des prévisions et donc quasi absente, nous avons pu apprécier un manteau neigeux très correctement regelé. Le secteur forestier et le vallon de la Jasse sont encore très bien garnis, on chausse à la prise d’eau à la montée, soit à 1400m.

La neige n’a pas décaillé de toute la montée (les nuages ont fini par arriver). On a donc eu droit à une moquette poils ras sur la première partie de la descente puis poils un peu plus long au niveau du Habert d’Aiguebelle. Dessous, boardercross en très bon état.

Christian