26 au 29 mai : Buis les Baronnies

 

CR de Jacques M

Jeudi (Ascension)

On passe le col de la croix haute, on s’échappe de la N75 par Sigottier pour éviter l’embouteillage avant Serres, puis on se gare au col de Perty (1302). Pour une fois, on commence par le pique-nique sur une belle pelouse ombragée: il est largement temps. << Lire la suite >>

8 mai : Taillefer

 

CR de Chantal C

Dernière sortie ?

Sortie ski de rando le 8 mai 2022 au Taillefer (2822m) depuis le lac du Poursollet (1655m) avec Dédé, Dom, Cath A., Chantal

Toujours un grand plaisir de sortir de dessous de la grisaille pour un beau ciel bleu !

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29 avril – 1er mai : Vanoise

 

CR de de Didier T

Jour 1 / Val d’Isère → refuge du fond des fours → col des Fours

Départ à 8h de Grenoble pour notre petite équipe constitué d’André, Pascal R, Thierry C et moi (Didier). Le voyage se fait sans encombre et permet à certains de finir leur nuit !

Démarrage vers les 11h skis au pieds du parking du Manchet (1900m). Grand beau, la journée s’annonce chaude. << Lire la suite >>

16-18 avril : Étendard

 

CR de Jacques P et Pascal R

Tempête de soleil sur le massif de l’Étendard du S16 au L18 avril 2022

Traditionnellement, le WE de Pâques est consacré à la clôture de la saison de ski-alpinisme niveau 1 & 2 ; cette année, à l’initiative d’Andrea, accompagné de Yann et de Jacques, le rendez-vous avait été fixé au Refuge de l’Étendard en Maurienne (2441m) avec 2 nuits en refuge. << Lire la suite >>

3 avril : Le Grand Rocher

Le météo-man de Météo France étant quelque peu
alarmiste, dans le bulletin de samedi après-midi, le plan changea en
conséquence, et le Grand Rocher nous apparut soudain comme une
opportunité opportune. En partant des derniers hameaux de Theys, sur la
route du col du Barioz, ça fait 1000 m de dénivelé jusqu’au sommet.
Ah c’est sûr, après la belle poudreuse légère des prairies du bas, du
côté des fermes, granges et chaumières pionçant sous le manteau blanc,
les cailloux, ruisseaux, clôtures (en pur barbelé), branches et troncs
d’arbres en travers nous ont rappelé à la montée à moins de poésie et
davantage de vigilance.
Nez en moins, on restait largement en dessous de tout phénomène
justifiant les cris d’effroi de Météo France jusqu’à 1400 m environ. A
partir de ce niveau, c’est vrai, les petits épicéas ont commencé à tous
se déguiser en fantômes, et un peu plus haut encore, vers 1600 – 1700 m,
il fallait mieux tout faire pour rester debout, même après avoir vidé la
fiole de rhum, sous peine de ne plus pouvoir se relever. Enfin, je dis
ça, mais à la descente nous sommes tous tombés, et pour autant nous
nous sommes tous relevés. La neige s’alourdissait un peu, mais ça
restait très homogène ; le risque n’était que d’enfourner vu l’épaisseur
(ça devait bien faire 50 par endroits).
Des fois on y voyait, des fois on n’y voyait pas, l’air était gris, les
arbres étaient blancs, l’air était blanc, les arbres étaient gris.
Avec la petite descente de la combette de la face Ouest suivie de sa
remontée, ça fit 1150 m de dénivelé pour la journée.
Goûter collectif : Jean-Jacques apporta une tarte aux pommes, mais
rechigna à la transporter sur son dos ; nous la mangeâmes donc au
quatre-heures au café de la place de Theys (la taulière très sympa nous
proposa même des petites assiettes).

Yann

27 mars : sortie Belledonne

Ce dernier dimanche passé, nous 5 intrépides avions comme objectif le Passage
de Clarant, au dessus du refuge de l’Oule, au départ de Gleyzin.

Nous chaussâmes après 100 m de dénivelé de portage maxi, mais dans la
forêt les tas de neige étaient un peu tôlés et en taches de léopard. Au
dessus de la forêt, y’avait les boules : une grosse avalanche est
descendue cette année du couloir du Perthuis, mais on passe assez bien
entre les jeux de boules. Le sentier en balcon sous le premier verrou
passe bien aussi, sauf que ça manque de neige par endroits, et que les
cailloux ne sont pas tous emmaillotés de mousse.

Mais voilà que le vent se met de la partie, les nuages aussi, le soleil
ne paraît pas vouloir chauffer la neige aujourd’hui, et dans la montée
du deuxième verrou (sous le refuge), ça devient de plus en plus délicat,
surtout vers la sortie.

Vue d’un peu loin, la petite traversée jusqu’au refuge semblait encore
plus vitrifiée, aussi nous sommes montés directement sur la bosse du
dessus. Là, ça s’est encore un peu plus gâté : les traces de montée et
les traces d’essuie-glace de descente de la veille étaient franchement
vitrifiées ; toutes les conversions devenaient laborieuses et
acrobatiques, on ne savait plus très bien où poser les patins et les
couteaux ; ça commençait à nous inquiéter sérieusement pour la suite de
la journée. Exactement au bon endroit, Lionel nous a raté une
conversion, est descendu sur 20 m de dénivelé et s’est arrêté sur un
replat judicieusement placé en dessous. Avertissement sans sang frais !
il était prêt à remonter, mais on l’a vite dissuadé ; presque comme les
Dalton, nous lui avons dit tousse ensemble : « bouge plus, on descend »,
et nous sommes allés manger dans la salle à manger du refuge (le vent ne
voulait pas nous laisser manger sur la terrasse).

Une glissade de l’une ou de l’un d’entre nous 50 m plus haut et 200 m
plus loin aurait pu très facilement se finir à l’hosto (la barre du passage au
dessus du refuge…).
Après le miam-miam, la neige a commencé à décailler correctement en
dessous du refuge, et après un début de descente encore bien dur, c’est
allé de mieux en mieux. Les boules du Perthuis étaient même assez
skiables. Et de tache de léopard en tache de guépard, nous avons réussi
à descendre avec les skis aux pieds pratiquement jusqu’au chemin tout
plat du départ.

Yann

26 au 28 mars : Albaron à ski

Nous étions deux, Arnaud et moi, à partir pour deux nuits à Avérole avec pour objectif l’Albaron.

Samedi 26/03: Montée tranquille l’après-midi au refuge d’Avérole, depuis la Bessannaise.
Nous démarrons face à la mythique pointe de Charbonnel, plutôt en glace cette année.
Un petit coup d’œil sur notre gauche et nous voyons le versant sud du vallon bien déplumé.
Ca annonce un gros portage sur la descente de l’Albaron lundi, mais nous verrons ça plus tard…
Refuge complet samedi soir, normal sur un WE de beau temps.

Dimanche 27/03: Objectif du jour, l’Ouille d’Arbéron, 3563m, déjà faite avec Patou en avril 2004.
Journée plutôt maussade, avec un ciel nuageux et un vent froid.
Le manque de neige est flagrant mais on arrive à monter à ski jusqu’à 3200m environ sur l’épaule Ouest.
La fin se fait à pied avec crampons et piolet sur 350m.
Vu d’en haut le paysage est un peu désolant, c’est tout marron côté italien et pas franchement blanc côté français.
Mais bon, grand panorama tout de même avec notamment le Grand paradis et le Mont Viso au loin.
La descente est correcte, assez dure mais pas désagréable.
Heureusement, demain est un autre jour!

Lundi 28/03: Ca y est on y est, c’est le jour de l’Albaron, 3637m!
Et comme la météo est sympa, il fait grand soleil et le vent est parti ailleurs!
Départ sur une neige béton, pour une longue montée plein Nord vers le glacier du Colerin.
Une fois au soleil ça commence à bien chauffer au Sud, de quoi oublier la journée d’hier.
Rien ne presse, la descente côté Grand Fond est Sud-Ouest et a besoin de décailler encore.
Nous passons à ski le bombé glaciaire du Colerin, pour accéder finalement à la base de la barre rocheuse du sommet.
Des gens venus des Evettes par la Selle de l’Albaron commencent déjà à descendre en rappel.
On croise aussi des gens qui sont montés par le Grand Fond depuis une remontée de la station de Bonneval.
Après une bonne pause nous prenons notre tour pour la petite escalade finale.
C’est équipé de poignées, bien agréables quand on est déjà fatigué par la longue montée depuis le refuge.
On s’encorde quand même, histoire d’assurer le coup.
Et là, c’est grandiose! Une grande plateforme avec un magnifique panorama, même si ça manque de blanc, comme j’ai déjà dit.
Pause pique-nique au sommet, avant de descendre en rappel pour retrouver nos skis.
Il est déjà tard mais ça monte encore. Nous entamons la descente sur le glacier du Grand Fond vers 15h30.
La partie supérieure sous le sommet est cartonnée et pas exceptionnelle.
Mais une fois dépassé le col du Grand Fond à 3300m, c’est une moquette ***** qui nous attend.
Et rien que pour nous, car personne d’autre n’est sur le glacier.
Pas de crevasse en vue, tout est bouché. Nous passons néanmoins rive droite comme indiqué sur le topo.
Il s’ensuit une succession de bombés et replats en très bonne neige transformée.
Quelques barres à contourner, histoire de rajouter un peu de piment.
Arrivés au hameau de la Buffaz, nous tombons sur une piste enneigée que nous suivons volontiers au milieu de pentes complètement dégarnies.
Au final on doit déchausser vers 1940m pour à peine 100m de portage jusqu’à retrouver le fond de vallée qui est resté enneigé.
Pas mal pour une descente de 1900m!
On finit par le traditionnel poussé de bâton et skating, un classique dans ce vallon.
Magnifique journée, avec 21km dans les jambes, 1450m de D+ et 1930 D-.
Il faudra revenir une autre année pour un autre itinéraire, genre montée depuis les Evettes et descente par le glacier du Vallonet.

Et bravo à Arnaud qui a réussi à enchaîner deux sommets à 3500m après avoir choppé le COVID la semaine d’avant.
Bel exploit!

Sonia

27 mars : Col du Loup

Nous étions trois (Béatrice B et Marie-Christine L) à participer à cette sortie au Col du Loup , plutôt jusqu’au passage un peu plus au sud à l’aplomb des crêtes du Loup (2399m).
L’arrivée au parking supérieur de Freydière (1372 m pré Raymond) était accessible, par contre il a fallu forcer le passage car une belle bande de neige subsistait juste là.
Démarrage à pieds, skis sur sac jusqu’à la sortie des lacets (1650m).
Ensuite neige tendue et trafolée jusqu’au lac du Crozet. Le soleil était de la partie
Neige bien tendue également au-dessus du Lac et se transformant légèrement au soleil qui se voilait au fur et mesure de notre ascension. Les couteaux n’étaient pas de trop.
Arrivés au passage , petite pause casse-croûte en jetant un œil sur notre refuge Jean Collet.
Nous entamons la descente sur une neige à peine transformée au départ et qui se rendait plus agréable à skier plus nous descendions.
Arrivés au parking un gâteau et une bonne bière (Bud) nous attendaient.
Belle petite sortie où on est vraiment tranquille à partir du lac du Crozet, car tous vont à la Grande Lance de Domène , Grand Colon…
A bientôt sur les skis.

André

20 mars : Grande Soeur Agathe

Dimanche 20 mars, nous ne fûmes que 4 pelé-e-s
aux Glovettes pour mettre les skis sur le sac… mais pas longtemps ; 50
m au dessus du départ, c’était chaussable. L’itinéraire raquettes passe
au plus près de la crête dominant le vallon de la Fauge, et nous permet
d’éviter, en majeure partie, les pistes. Toutefois, en haut, la trace
dans les arbres est à éviter soigneusement (testé pour vous) ; on
préfèrera (et de loin) longer le bord de la piste. Nous étions seuls
dans le Clos d’Aspres (un djeune nous a dépassé comme une fusée juste
dans la traversée vers le Clos, et est parti vers le Pas de l’Oeuille).
Nous sommes montés tout le long rive gauche, mais la neige -trop tôlée –
et le vent -aïe les doigts – nous ont rendu la fin de ce passage en
traversée un peu désagréable. Mais avant que nous ne renoncions, ça
s’est un peu arrangé (calme plat au Col des Deux Soeurs, et dans
l’ensemble moins de vent sauf à proximité du sommet). Quelques chamois
et bouquetins nous ont observés de loin. A la descente, en plongeant
dans le Clos, nous avons croisé un autre petit groupe de 4 personnes
(l’équipe de l’après-midi). Pique-nique au fond du fond du Clos (à
l’abri du vent, sous un rayon de soleil), et sortie du fond du fond avec
les skis sur l’épaule (ça portait suffisamment). Neige dure en haut,
ensuite correctement décaillée dans le Clos, sur la piste et pour finir
sur le chemin des raquetteurs. Finalement, mention « sortie conseillée »,
même quand les pistes sont ouvertes.

Yann

13 mars : Col de l’Aigleton en mode tempête de neige

8H du mat au parking du Pont du Petit Bêta.
Grand calme, quelques bagnoles, quelques nuages qui semblent pressés de
filer au Nord… Au niveau du Habert, vers 9H30, comme ça se bouche
franchement en face sur la Chartreuse, nous laissons tomber le plan A,
pour mettre en application le plan B : col de l’Aigleton en
aller-retour. Plus on monte, plus la neige passe à l’horizontale, mais,
tiens, v’là qu’elle décide de rester au sol dans les creux. Tôle et
couteaux jusqu’en haut, mais on rencontre de plus en plus de plaques de
poudre (épaisseur 5 cm en moyenne, mais des fois plus en présence de
micro-accidents de relief). En haut, soufflerie des grands jours. Et
puis descente pas si mauvaise, avec la petite neige du matin. Le Habert
est gardé et chauffé, la tarte aux myrtilles, le vin chaud et la bière
locale arrangent bien notre pique-nique. Et pour finir, vers 13H30, le
toboggan est bien revenu et agréable.

Yann