Incidence de la pandémie de Covid-19 sur les refuges

Les refuges de la STD ouvrent progressivement en juin. Leur capacité et leurs conditions d’accueil sont modifiées afin de prendre en compte la situation sanitaire liée au Covid-19 et de vous accueillir dans les meilleures dispositions.

Les bons gestes à mettre en œuvre sont décrits dans la « charte d’engagement individuel pour un séjour en refuge de montagne en sécurité »

N’hésitez pas à télécharger cette charte et à la consulter : << c’est ici >>

3 au 13 mars : Randonnée en Haut Atlas au Maroc

Le Maroc un pays dépaysant qui mérite d’être visité, c’est un constat que j’avais fait il y a 26 ans lors d’un voyage en famille et en Renault 4L (le scorpion du désert).

A l’époque c’est le tour du M’Goun (Oumsoud sur la Carte) que nous avions fait (Marrakech , Meknes , Er Rachidia , Erfoud ,Merzouga aux portes du désert ,Ouarzazate).

Cette fois-ci c’est une traversée Nord-Sud en randonnée pédestre dans ce magnifique massif qui culmine à un peu plus de 4000m que notre Guide Houssaine nous a concocté.

En effet c’était une randonnée à ski qui était programmée à l’origine, mais comme pour chez nous la neige n’a pas été au rendez-vous en ce début d’année, même le Maroc a été sevré de l’or blanc.

Les démarches et réservations ont démarré en octobre 2019 en contactant le bureau des guides de Imlil (conseil donné par Manu le gardien du refuge Le Logis des Fées en Savoie).

Les échanges par téléphone et par mail pour négocier ont pris quelques mois avec le bureau, ce n’est que début février 2020 qu’enfin on me donne les coordonnées du Guide qui nous accompagnera

Une fois les arrhes versées, Il est donc décidé par Houssaine après plusieurs propositions de remplacement que cette traversée se ferait depuis le Village d’Arous jusqu’à celui

de Boutaghrar ou Tamalout (Début de la vallée des roses) en passant par le sommet du M’Goun. Puis notre périple a été de suivre et descendre les  » Assif-n-Oulilimt et Oued M’Goun « .

Une organisation d’enfer est mise en place pour tout le séjour, aussi bien pour l’encadrement que pour tout ce qui est intendance, déplacements en minibus et transport du matériel par mules.

Nous avons passé 6 jours en dehors du temps… loin de tout, dont 3 sans voir âme qui vive, seul au monde , quoi de mieux !…

Ce voyage a été pour nous tous une belle découverte, nous en avons pris plein les mirettes …(se référer aux photos à venir) de plus 3 baptêmes de 4000m ont été réalisé.

Que dire des pique-niques servis par Mohamed le cuistot et cousin d’Houssaine assisté par un des muletiers Mohamed, des petits festins chaque midi et soir.

Le retour sur Grenoble s’est bien déroulé, à une demi-journée prêt nous allions commencer notre confinement sur place car en effet les vols entre France et Maroc ont été suspendus le jour même.

Tout ce que l’on peut dire c’est que nous avons été bien reçus et bien assistés, à refaire… pour moi, ce sera l’année prochaine et toujours en mars.

Et si les dieux sont avec nous viserons le Toubkal à skis suivi d’une virée dans le désert (environ 10 jours). A noter sur vos agendas…..

Merci à toute l’équipe pour sa bonne humeur et d’avoir accepté le changement de programme de dernière minute.

Andrea

8 mars : Autour de la Quarlie

Devant moi, cette troupe s’avance. Nous étions 8 au départ, mais par un prompt renfort de 4 raquetteur/euses, nous nous vîmes 12 à monter là-haut.

Tant à nous voir monter avec un tel visage, les plus exténués reprenaient leur courage.

Les raquetteurs partirent sur le flanc gauche, 3 valeureux skieurs s’arrêtèrent au sommet de la Quarlie (2332 m) et 5 encore plus valeureux continuèrent jusqu’à la Tête du Vallon (2591 m)

Leur descente avait été rayée 1/2 heure avant par 10 Gemsaïstes (voir photo 3045). Les petits points qu’on voit sur la 3046 sont nos raquetteurs.

Neige dans l’ensemble très bonne, surtout sur les versants Ouest. En tout 30 personnes  environ pour la journée (les autres étaient au Tabor?)

Jacques M.

8 mars : Tabor

Je n’ai jamais vu autant de monde au sommet. C’était la place Grenette. Nous avons rajouté 7 Stdistes, plus Jean-Luc qui passait par là avec sa famille et des amis. Comme la neige sommitale était bien tôlée, il fallait dépoter sur la partie plate, et nous nous sommes rendus compte qu’elle n’est pas bien grande… quasiment un timbre-poste, surtout qu’il convient éviter le dernier mètre au-dessus de la face Sud avec son joli cornichon. Neige excellente à la descente (surtout de la poudreuse compactée par le vent mais restant néanmoins très skiable, un peu de tôle par ci par là mais assez facilement évitable). Et nous avons pu finir par une petite combette sous la traversée, que nous n’avions jamais parcourue auparavant, et qui se termine par un chemin enneigé, qui nous a ramenés à 50 m des véhicules.

Yann.

23 au 28 février : Petite semaine en Beaufortain Sud

Ce fut un bon séjour à Granier, bien qu’il ait commencé très chaud et continué très neigeux.

– Dimanche 23 : pointe de Combe Bénite, avec trop de soleil et trop de chaleur, pas de vent sur le parcours et trop de bise au sommet ; descente dans une neige trop ramollie, mais heureusement encore skiable.

– Lundi 24 : col à l’Ouest du Roc de la Charbonnière, avec tout autant de soleil, mais une brise continue presque tout le long, qui nous a empêchés de finir en flaque ; descente dans une neige correcte malgré l’heure bien avancée.

– Mardi 25 : tour du Mont Rosset, en partant du parking des Pars, en montant par les chalets du Pinet puis le col de la Charbonnière, et  en descendant par le vallon interminable de Foran, avec des rafales de vent du Sud, des nuages qui passaient vite, et de la neige transformée qui finalement décaillait fort peu ; mais la descente en versant Nord du col de la Charbonnière s’est effectuée en neige d’hiver (poudreuse très tracée), et plus bas la neige encore tôlée du vallon nous a permis de le parcourir rapidement et sans pousser sur les bâtons.

– Mercredi 26 : neige toute la journée, repos, et visite à Bourg Saint Maurice.

– Jeudi 27 : montée à Pra Spa avant que ça ne recommence à neiger, puis descente dans 50 cm de poudre et puis on a recommencé (mais la 2ème fois, ça mouillait franchement).

– Vendredi 28 : froid, soleil, dôme de Vaugelaz en partant du parking des Pars, avec une neige déjà bien densifiée par le vent.

Yann.

Beaufortain rime avec tout va bien ! Pour les niv 3, après avoir fait le grand tour de la Pierra Menta le 1er jour, la face sud de la pointe de Presset et un bout du petit  tour de la Pierra Menta le 2ème  jour, la pointe de combe bénite en traversée le 3ème jour,  les conditions printanières ont disparu et une épaisse couche de neige est apparue. Le créneau météo d’une  demi-journée du 5ème jour nous a autorisé à partir à skis du village pour monter jusqu’à Pra Spa . La neige était excellente, un vrai régal.

Bénédicte

 

25 février : Les Rochers Motas 2474m

La fenêtre météo était étroite: soleil prévu jusqu’à 10h, s’engrisaillant ensuite, précipitations annoncées à partir de 13h00. Il fallait donc un rendez-vous matinal, une sortie pas loin de Grenoble, avec pas trop de dénivelé.Les Rochers Motas avaient le profil adéquat.
Nous avons pu monter en voiture un peu au-dessus du parking de la Viltette et grignoter 30m de dénivelé. Décollage à 8h00 pétantes. Quelques langues de neige alternant avec de plus étroites langues d’herbe nous ont permis de démarrer skis aux pieds.
Le soleil est resté assez paresseux et ne nous a guère chauffé les pentes. Au lâcher de la combe du col du Sabot, avec le redressement général, l’enfilage des couteaux s’est imposé.
Au collu de crête, vers 2350, quelqu’un avait oublié de fermer la porte et les rafales de vent s’en donnaient à coeur-joie. On s’est fait bousculer sans ménagement.
Restaient les 120 derniers mètres sous le sommet, bien « tendus ». Chaque conversion a demandé de la concentration. La neige traffolée et « béton » aiguisait la raideur des versants, à droite comme à gauche, offrant des visions éminemment désagréables et stressantes. Dans ce genre de situation, on souhaiterait avoir des œillères!
Heureusement, Denis a cassé un couteau!… Il a dû poursuivre à pied et manifestement, il s’embêtait beaucoup moins que nous. Alors, on s’est dépêché de l’ imiter. Des prédécesseurs à pied, venus en des temps plus chaleureux, avaient eu l’amabilité de nous laisser de bonnes traces. Il a été facile d’emboîter nos pas dans les leurs.
Curieusement, là-haut, il n’y avait plus un poil de vent. La verticalité des Rochers du Rissiou , juste en face, captivait le regard. Nous aurions volontiers trainassé un peu, histoire de glaner une once de décaillage supplémentaire, mais côté Ouest une masse nuageuse antipathique gonflait à vue d’oeil. Le mauvais temps approchait, il ne fallait pas s’attarder.
La descente jusqu’à 2200m fut comme on peut l’imaginer: secoués comme des bouteilles d’Orangina!
Au-dessous, les grands espaces revenus, nous avons pu échapper à la concentration de traces gelées. C’était mieux, malgré des prémices de jour blanc et un décaillage toujours inexistant.
C’est seulement au-dessous de 1900m que la surface de la neige s’est ramollie et qu’on a pu se faire plaisir pour de bon.
Déchaussage à 20 m de la voiture: un challenge pas facile à réussir en ces temps de disette!
La météo est demeurée clémente avec nous. Le soleil a définitivement disparu, les sommets se sont couvert mais nous avons pu casser la croûte et savourer notre bière en paix. C’est seulement au déchargement du coffre à Seyssins que les hostilités se sont déclenchées.
Durée de la sortie: 4h20 – Dénivelé: 1045m – Participants: Pascale, Lucas et Denis De Larminat – Marc Papet

23 février : Pointe de Combe Bénite

Nous étions 6 joyeux lurons à partir ce matin à l’assaut de la Pointe de Combe Bénite.

Après avoir croisé le groupe de Yann qui s’installait au gite pour la semaine, nous sommes partis en plein soleil sur quelques langues de neige.

La montée s’est déroulé tranquillement, le soleil tapait vigoureusement et certains rêvaient de faire deux fois le trajet et piaffaient d’impatience.
Arrivée au sommet à midi pile, nous avons attaqué la descente pour aller déjeuner plus bas à l’abri du vent.
La première partie de la descente a été plutôt agréable, le démarrage, en neige changeante et une jolie moquette en arrivant au chalet pour la pause.

Nous repartons une heure plus tard, et la neige s’est déjà bien transformée. Mais globalement, nous arrivons à skier jusqu’à 1430 m, à environ un kilomètre de l’oratoire, kilomètre que nous ferons à pied, les plus prévoyants en basket, les autres en chaussures de ski.

Bilan de la journée : une belle sortie, une neige bien agréable bien que lourde sur le bas, et une bonne équipe pour compléter l’ensemble.
A refaire au plus vite, une petite chute de neige serait néanmoins la bienvenue…

Catherine

Week end de la Saint Valentin en Ubaye

Séjour ski de rando à Maljasset Ubaye 14 au 17 février 2020 – hébergement refuge CAF 1910m

10 skieurs au départ vendredi 14 février : Marion BM, Cathy B, Pascale G, Catherine G, Béatrice GR, Denise P, Christian B, Marc P, Jacques et Dominique.

tinéraire suivi : J1: L’Alpet montée Voie Normale – descente Béal des Routes D+: 980m – J2: Pte Basse de Mary en aller-retour D+ 1200m – J3: Tête de Miéjour par le vallon de Mary , le col Large – descente sur la Barge par le vallon de la Teste D+: 1050m- J4: Col Tronchet avec descente par combe Sud D+ 770m – Dénivelé réel effectué : 4000m

14/02 :Arrivé au refuge, après 4h de route (via Gap = 210km), il a légèrement neigé cette nuit, rendant la route (sans trop de glissières de sécurité) entre St Paul et Maljasset recouverte d’une peluche glissante ! Grand beau, les versants Sud, type Girardin, Tronchet, sont bien dégarnis sur les premiers 300m.

Départ du refuge vers 13hpour une première rando à L’Alpet 2865m.

Après avoir franchi l’Ubaye, on se dirige vers la forêt de mélèzes, rive droite du torrent de Mary, puis ça grimpe dans la forêt, vers 2200, la pente devient plus raide. 4 redescendent (et repeauteront pour refaire ce petit bout de forêt en neige sympa). Les autres poursuivent jusqu’au sommet atteint par Dominique et Marc. Après le regroupement, la descente s’effectue d’abord par la large combe puis la neige étant agréable, le groupe s’engage dans le canyon très attractif décrit dans un topo « skitour ».

C’était sans doute une erreur, dans le cadre d’une sortie de groupe: le topo était bien trop imprécis et nous ne connaissions pas les lieux. A la cote 2230, nous dégageons par la gauche comme indiqué par le topo mais il s’avère que c’est déjà trop bas. (Il aurait fallu sortir du vallon 50 m plus haut, vers 2280 pour être tranquilles.) Nous nous sommes retrouvés dans des pentes boisées à 50°, avec rochers apparents, obligés de sortir la corde qu’heureusement nous avions en fond de sac. Tout aurait bien pu se passer, nous allions atteindre des pentes plus hospitalières lorsqu’un ski de Marion s’est glissé sous une branche de mélèze prise dans la neige. Elle a perdu l’équilibre et chuté. Bilan: une entorse de cheville. Malgré tout, nous avons pu poursuivre la descente en l’aidant. Il était près de 18h lorsque nous avons rejoint le refuge. Son séjour se terminera malheureusement là.

15/02 : Grand beau, objectif Pointe basse de Mary 3160m

Même départ que la veille puis on remonte la piste (sentier de pays balisé) rive droite, on franchit un ressaut assez raide, qui peut être évité en partant à gauche et remontant pour sortir sous la Croix du Passour ; on débouche dans un grand cirque, la trace remonte une large combe (Béal de la Pousterle) en se tenant à main gauche jusqu’à env 2400m. Là, 3 touristes s’arrêtent plein soleil pendant que les autres poursuivent vers le fond du vallon jusqu’à 2500 en, avant d’obliquer tout à gauche en direction du sommet invisible ! On rejoint tout d’abord un grand replat au pied des grands pentes. Vers 3000m, le groupe stoppe sauf Dominique et Marc qui poursuivent pour le sommet à pieds.

La longue descente se révélera très sympa sur tout le parcours avec une poudre agréable dans la forêt sous Passour

16/02 : Grand tour par Bergerie supérieure de Mary (2365m), Lacs de Marinet (2500m), Col Large (2760m), traversée descendante à flanc en longeant le pied de l’Aiguille de Pierre André par son versant Est, petite remontée au Col de Miéjour (2658m), poursuite sur la crête faîtière aérienne pour atteindre la Tête Miejour (2689m). Descente de la pente SW sur 300m pour rejoindre le vallon de Teste. La difficulté ne se trouve que dans le final: 400 m de descente en forêt, jusqu’à la Barge. La pente est vraiment soutenue, la neige était très lourde ce jour-là, il y a une zone à 40° et la forêt reste assez dense.

17/02 : Le groupe réduit à 4 part du gîte skis aux pieds pour rejoindre le col Tronchet, 2661m.

La cerise sur le gâteau. Montée sympathique en crampons en utilisant des écharpes enneigées jusque vers 2300 m. Nous avons chaussé les skis sur un replat. Vu du refuge, les 400 premiers mètres de dénivelé semblaient totalement à l’herbe…Mais non!
Au retour, nous avons pris un thalweg enneigé, une combe sud à récupérer 300 m à droite (Ouest) de la cabane de Tronchet. La neige était idéalement revenue pour 400m de descente dans une pente toujours inférieure à 40°. Nous sommes revenus à ski au hameau, sans la moindre interruption de neige et totalement euphoriques!

Bilan: superbe séjour, une ambiance de groupe très agréable, une multitude d’autres sommets sont à découvrir; on reviendra,c’est sûr !

Mention spéciale à nos hôtes Marthe et Mathieu, nouveaux gérants du refuge CAF, super accueil et aux petits soins gastronomiques.

Une petite pensée pour Marion qui a vu son séjour exagérément raccourci. Heureusement, l’entorse n’était pas trop méchante et elle espère bien rechausser les skis d’ici 3 ou 4 semaines

Merci à Dominique et Jacques pour l’organisation de ce séjour.

Marc

21 février :Tour du sommet Colomb , Col de Roche Noire

Départ 8h du Rivier, avec Béné, skis aux pieds (neige fraîche de mercredi) , puis rapidement il faut déchausser dans la forêt à 1550 m. Direction brèche de roche fendue. Bla bla bla en montant, le rythme est soutenu, on sort de la forêt pour trouver le soleil jusqu’à la brèche. Descente sous le sommet Colomb pour remonter le col de la pierre. La descente face EST en poudreuse , un vrai petit bonheur.

Il aurait été dommage de s’arrêter en si bon chemin avec une telle neige , le col de roche noire avec sa corniche habituelle nous tendait les bras, alors aller retour . Bla bla bla plus timide pour moi en fin de journée, fatigue oblige !

Deniv 2600m km 24

Christophe R