14 au 16 février : Sorties en Beaufortain

La STD n’ayant provisoirement plus le droit d’organiser des séjours pour se conformer aux directives gouvernementales et fédérales, quelques adhérents ont souhaité se retrouver quelques jours pour profiter de la neige et du soleil.
Voici ce qu’ils ont pu faire:

14 fev: Combe Bénite. Départ du pk du téleski de Granier alt 1400m C’est jour de procession. Plus de 100 personnes ont dû faire le sommet ce jour-là. On monte par l’itinéraire normal. On est 6: un des groupes fait l’aller-retour pour récupérer un casque qui a dévalé tout en bas de la traversée sud, vers Pra Plan. Avec mes deux partenaires, nous rentrons par le versant Ouest: On y retrouve la tranquillité. La grande pente ouest de départ est excellente. Passage par le hameau de la Pesée puis par la piste jusqu’à l’Oratoire 1308, en neige continue jusqu’au bout. D+: 1335 m

15 Fev: Pte de Cerdosse. Départ du parking des Pars alt 1400m. On lâche l’itinéraire du Col de la Charbonnière pour grimper au Collet, pile entre le Col de Charbonnière et celui du Mt Rosset. C’est le four! Après la cuisson, on bascule nord et on retrouve une bonne fraîcheur jusqu’au sommet. Descente Nord excellente, en bonne poudre jusqu’au Refuge de la Balme. La glisse est bonne dans le vallon de l’Ormente; la séquence de pousse bâton vers les chalets Forrand est réduite au minimum. D+ 1205m

16 Février: Antécime 2480 de la pointe de Portette.
Départ du pk des Pars alt 1400m. Ce matin, la température est de + 1,5°; la veille, elle était de -7,5°. On remonte l’itinéraire du Col de la Charbonnière sur une croûte de regel fragile comme une coquille d’oeuf. On le lâche sitôt passé les contreforts de Rocheboc vers 1900. Un beau vallon en S passe au pied des 2 couloirs N de Rocheboc et ramène directement au Col de Portette 2280. Il y a quelques raideurs à 35° mais globalement, ça passe tranquille. De là, on remonte la magnifique épaule Est. L’air est trop doux, la neige se dégrade à vue d’oeil. On arrête au replat à 2480. Il est possible de grimper plus haut, jusqu’au pied des rochers à 2530 mais les conditions de neige ne le permettent plus. On se déballe sans demander notre reste. Neige soupeuse à la descente mais pas pire, finalement. D+ 1082m

17 Février: Le Mont Coin. Montée par la route du Cormet d’Arêches, longue, infiniment.
A Plan Pichu, on attaque enfin la grimpette. Il fait une chaleur féroce dans tout ce flanc sud et on va y laisser quelques cartouches.
Descente superbe derrière, en bonne poudre dans le couloir NE. On partage un moment d’euphorie. Repeautage pour 150 m de remontée dans du sucre semoule jusqu’au col du Coin.
Descente vers Plan Pichu assez décevante. La neige est croûtée dès qu’on s’écarte de l’orientation sud. Elle n’est pas franche du collier, il faut s’accommoder de ses traitrises. L’ombre et le regel sont déjà revenus dans le vallon du Cormet d’Arêches. La piste est un entrelacement de rails de chemin de fer. D+ 1300m

18 février: Crêt du Rey
Départ de l’Oratoire 1308m au dessus de Granier. Montée par la Pesée, Véman, le fruit et Césery. La pente sud est tracée, tant mieux! On largue les skis 20m sous la crête. Je taille une grosse baignoire pour héberger le groupe, on enfile les crampons pour le final.
Descente par le Col de Corne Noire et le vallon de la Pouprezaz. Une partie du groupe préfère rentrer par l’itinéraire de montée. Ils bénéficieront d’une neige transfo bien revenue et se feront bien plaisir. Quant à nous, à part 300m de poudre dense pas désagréable au départ, le reste est décevant: traffolé, irrégulier, parfois croûté. Heureusement les rails de chemin de fer de la veille se sont ramollis à la Salvador Dali et la route du Cormet d’Arêches est devenue caressante. D+ 1342 m

19 Février: pointe de Dzonfié. Aujourd’hui Monique et Marie se sont jointes à nous. Montée partiellement sur neige dure mais avec un bon grip, et un peu de neige froide occasionnant du bottage.
Descente parfaite sur velours déjà un peu chauffé. Piste forestière irrégulière, très trafolée mais skiable. D+ 1275 m

14 février : Raquettes entre les brèches des lacs Robert

Départ de Casserousse et sa piste déjà bien garnie de randonneurs que
nous abandonnons aussitôt pour emprunter le sentier de la crête des
Ramettes. A la sortie des bois, avalanche de soleil et de ciel bleu sur
les massifs environnants. Descente dans la poudreuse, petit détour au
passage pour découvrir deux grottes dans la falaise, puis nous traçons à
travers bois pour rejoindre le sentier menant au lac des Pourettes. Du
lac, nous prenons plein Est pour atteindre un joli vallon sauvage en
surplomb de la procession de randonneurs sur le chemin de la brèche
Nord. Pause déjeuner, (miam-miam gâteau au chocolat de Laurence). Montée
à la brèche où les brumes voilent les Vans et les lacs Robert. De là
nous plongeons vers le lac pour remonter par un petit col entre brèche
Nord et brèche Sud, aucune trace sur ce versant un peu raide qui nous
ramène sur le chemin des Pourettes. Superbe journée, merci Daniel!

Noëlle

14 février : Col de l’Aigleton

Partis sous un ciel sans nuage et des forêts saupoudrées délicatement de
sucre glace, nous montâmes les interminables kilomètres de route
enneigée de Prabert, avant d’aborder la vraie montée, dans les bois
d’abord, puis au soleil vers le habert (qu’on voit danser…)
d’Aiguebelle. On bifurque alors sur la combe de la Jasse que nous
quittons pour attaquer les pentes plus raides de l’Aigleton. A cette
heure, il y avait encore quelques arpents de terrain non traffolés, où
nos accompagnateurs émérites purent faire (ou faire faire) la trace. On
tombe la polaire,le bonnet et les gants dans le dernier raidillon, mais
on recappelle tout ça, plus l’anorak en haut du col happé par le
brouillard qui ne nous permet que par courts instants d’apercevoir le
départ de la dent du Pra.

La descente commence par le versant Est, mais on repasse rapidement sur
le versant Ouest, moins crouté mais plus fréquenté. On signe de nos
sinusoïdes quelques champs vierges oubliés, pour se retrouver sur la
terrasse du habert et casser la croute. La descente dans la forêt se
révèle moins laborieuse que prévu, la neige étant bien protégée pas les
arbres. Ensuite, on se laisse tranquillement descendre sur la route,
pour s’apercevoir que les voitures sont recouvertes de neige tombée des
arbres puis regelée.

Merci à Dédé et Thierry pour cette bonne journée.

PS1: on était 9, mais en plusieurs groupes

PS2: Ça ne faisait pas « 1000m environ » comme annoncé, mais 1200!

Jacques Meyer

6 février : tour en Belledonne

Sortie du samedi 6 février : brèche 2259 sur le creton du Petit Van, en passant par la brèche Sud des Roberts et le col de la Lessineuse ; retour par le col de la Botte, le col des Fontaines et la Croix (grand vent du Sud sur toute la remontée, monstrueux entre le col des Fontaines et la Croix) ; entre 1050 et 1100 m de dénivelé au total ; assez bonne neige dans la descente de la brèche 2259 jusqu’au dessous (Sud) du col de la Lessineuse ; très bonne neige de la Croix au parking de Casserousse ; Thierry C a fait la trace de la brèche Sud des Roberts (non tracée quand nous sommes arrivés).

Yann

24 janvier : Sortie en Beaufortin

Nous nous sommes retrouvés 3 STDistes, Marc compris, pour cette magnifique journée. Départ d’Arèches, montée à Cote 2000, redescente dans une jolie petite combe avec très peu de traces, nous avons pu faire les nôtres.
Nous remontons ensuite vers le col de Roche Plane, et là aussi, nous trouverons encore de la place pour faire nos traces dans cette belle poudre toute légère. Retour ensuite du côté de Roche Plane où nous aurons le courage de monter jusqu’à l’antécime à 2120 m.
La descente se fait dans une neige très bonne sur le haut bien que beaucoup plus trafolée, légèrement moins satisfaisante sur le bas, mais globalement c’était de la neige de cinéma.
Il y avait foule là-bas, mais cela ne nous aura pas empêché de profiter de ces beaux paysages…

Catherine

17 janvier : sortie bip bip aux Ramées

Bonsoir à tous.
Nous nous sommes retrouvés une douzaine de STDistes ce dimanche pour pratiquer sur le terrain. Pour la plupart c’était de la révision et pour 2 d’entre nous de la découverte.
Une journée pas très belle mais la bonne humeur et le plaisir de se retrouver ont embelli notre sortie.
Différents ateliers ont été proposés , recherche à vue pour les non initiés et deux secteurs avec 2 fois 2 DVA dont un avec un sac pour le toucher de sonde pour tous. Bien sur la recherche fine (Croix) finit par être maîtrisée pour la plupart , mais il ne faut pas oublier que ces exercices sont à renouveler chaque année pour tous et même répétés lors des grands WE et raids car il n’y a que par ce moyen que nous serons plus tranquilles et opérationnels en situation réelle.
Nous avons terminé par une gestion d’accident global animée oralement par Christian U, Thierry C et moi même.
Pour conclure je ne le répéterai jamais assez , ces journées nous sont indispensables pour profiter au mieux de nos sorties tout au long de la saison…on part plus sereins sachant qu’à priori tout le groupe est OK avec son detecteur.
Merci à tous ceux qui ont participé aux sorties dédiées à réviser ou apprendre le maniement du DVA depuis décembre 2020.
A très bientôt dans la neige.

Andrea

10 janvier : Brèche de Roche Fendue

‌Bonjour,

Une bien belle journée en montagne aujourd’hui pour 5 Touristes, sous un soleil éclatant et une neige aussi belle que bonne.

Il faisait -7 au Rivier ce matin, mais la montée dans la forêt nous réchauffe vite.
La forêt passe très bien à la montée.
Et pour la descente c’est plus que correct avec prudence bien sûr: skis neufs s’abstenir.
Ensuite grand soleil pour la longue montée à la brèche.
A peine un peu de vent en haut, je suis agréablement surprise.
Au passage le panneau qui indique à l’altitude de la brèche dépasse à peine de la neige: 1.50m d’épaisseur peut-être?

Pour la descente nous démarrons sur les pentes nord-est 100% à l’ombre, mais la caillante est telle qu’on retourne assez vite sur les pentes ensoleillées.
Des traces partout, mais on trouve quelques très belles portions de poudre légère.
Pas de soucis avec les cailloux, ça semble bien épais quand même.

En résumé, une belle mise en jambes pour la saison.
Bravo à Béatrice B. et Brigitte dont c’était la 1ère de l’hiver!

Sinon grosse affluence aujourd’hui dans le secteur, mais les groupes se sont bien dispersés.

Sonia

10 janvier : tête des Chaudières

La chaudière n’était pas allumée ce matin, avec une température ambiante
de -7° au démarrage.

Ça n’a pas empêché une foule nombreuse de skieurs et raquetteurs, dont
une quinzaine de la STD encadrés par DD, Jacques, Thierry et Daniel pour
les racketteuses.

Bien entendu, organisés en 4 groupes de 6 ou moins, et pas le droit de
se parler d’un groupe à l’autre!

Il fallait avoir la foi pour monter dans le brouillard (pas trop dense
quand même) pour déboucher sur la crête des pistes au soleil.

Mais alors quel spectacle sur les vallées couvertes de nuages de tous
les côtés.

Jacques

25 février : Les Rochers Motas 2474m

La fenêtre météo était étroite: soleil prévu jusqu’à 10h, s’engrisaillant ensuite, précipitations annoncées à partir de 13h00. Il fallait donc un rendez-vous matinal, une sortie pas loin de Grenoble, avec pas trop de dénivelé.Les Rochers Motas avaient le profil adéquat.
Nous avons pu monter en voiture un peu au-dessus du parking de la Viltette et grignoter 30m de dénivelé. Décollage à 8h00 pétantes. Quelques langues de neige alternant avec de plus étroites langues d’herbe nous ont permis de démarrer skis aux pieds.
Le soleil est resté assez paresseux et ne nous a guère chauffé les pentes. Au lâcher de la combe du col du Sabot, avec le redressement général, l’enfilage des couteaux s’est imposé.
Au collu de crête, vers 2350, quelqu’un avait oublié de fermer la porte et les rafales de vent s’en donnaient à coeur-joie. On s’est fait bousculer sans ménagement.
Restaient les 120 derniers mètres sous le sommet, bien « tendus ». Chaque conversion a demandé de la concentration. La neige traffolée et « béton » aiguisait la raideur des versants, à droite comme à gauche, offrant des visions éminemment désagréables et stressantes. Dans ce genre de situation, on souhaiterait avoir des œillères!
Heureusement, Denis a cassé un couteau!… Il a dû poursuivre à pied et manifestement, il s’embêtait beaucoup moins que nous. Alors, on s’est dépêché de l’ imiter. Des prédécesseurs à pied, venus en des temps plus chaleureux, avaient eu l’amabilité de nous laisser de bonnes traces. Il a été facile d’emboîter nos pas dans les leurs.
Curieusement, là-haut, il n’y avait plus un poil de vent. La verticalité des Rochers du Rissiou , juste en face, captivait le regard. Nous aurions volontiers trainassé un peu, histoire de glaner une once de décaillage supplémentaire, mais côté Ouest une masse nuageuse antipathique gonflait à vue d’oeil. Le mauvais temps approchait, il ne fallait pas s’attarder.
La descente jusqu’à 2200m fut comme on peut l’imaginer: secoués comme des bouteilles d’Orangina!
Au-dessous, les grands espaces revenus, nous avons pu échapper à la concentration de traces gelées. C’était mieux, malgré des prémices de jour blanc et un décaillage toujours inexistant.
C’est seulement au-dessous de 1900m que la surface de la neige s’est ramollie et qu’on a pu se faire plaisir pour de bon.
Déchaussage à 20 m de la voiture: un challenge pas facile à réussir en ces temps de disette!
La météo est demeurée clémente avec nous. Le soleil a définitivement disparu, les sommets se sont couvert mais nous avons pu casser la croûte et savourer notre bière en paix. C’est seulement au déchargement du coffre à Seyssins que les hostilités se sont déclenchées.
Durée de la sortie: 4h20 – Dénivelé: 1045m – Participants: Pascale, Lucas et Denis De Larminat – Marc Papet