Départ matinal de Comboire. Bruno est même venu de Grenoble en vélo.
Après une heure de route, nous avons le plaisir de retrouver Marie-Christine sur le parking du hameau du Serre, à côté de Tréminis dans le Trièves.
Le groupe démarre tranquillement, à l’ombre du flanc Ouest du Dévoluy. C’est l’ouverture de la chasse et on a droit à quelques concerts d’aboiements. Le sentier se redresse quand on attaque l’épaule de Charbonneyre : ça montre dru sans répit.
On sent l’ambiance humide de l’automne : on risque moins la surchauffe dans ces conditions.
Nous quittons la foret et après un court passage rocheux, nous voilà à la base du Casse du Ferrand : ambiance minérale. On distingue les lacets qui nous attendent, et qui nous mènent au pied de la face Ouest, impressionnante, du Grand Ferrand. Marie décide de nous attendre au bas de la pente terminale.
Un à un, les lacets réguliers et bien tracés nous mènent à l’entrée de la grotte. Edwige, rencontrée le matin au parking alors qu’elle cherchait les directions pour rejoindre le « Sentier de la Baronne », prend en photo tout le groupe sur fond d’entrée de la grotte.
Equipés de nos casques et frontales, nous partons pour une rapide découverte des entrailles du Grand Ferrand. La cavité est immense, et nous nous interrogeons sur ces gouttes de condensation présentes sur les parois, qui renvoient nos lumières de frontales avec un joli reflet métallique.
La descente du Casse du Ferrand est mémorable. La taille des cailloux, l’inclinaison de la pente : ce pierrier est juste parfait. Même Hervé qui cherche à préserver son dos nous rejoint dans la dernière section (alors, Voltarène ou pas ?).
Puis nous retrouvons Marie qui partie en éclaireuse, nous livre que le sentier de traverse vers les Tonneaux n’est pas praticable sur une courte portion. Dans une ravine, l’érosion à fait disparaître le sentier. Cependant, 2 randonneuses ont contourné l’obstacle en passant plus bas. Nous passons par la même voie : descente d’une 20aine de mètres, et remontée pour rejoindre le sentier de traverse. Les genoux de Marie tiennent bon, la suite sera plus douce.
C’est l’heure du repas, avec vue sur ce flanc du Dévoluy qui cache le sentier de la Baronne, et présente une géologie à la variété sans limite. Dom, Béatrice, Trottinette et les heureux possesseurs de jumelles s’en donnent à cœur joie. Bruno sort une boussole qui permet de préciser les observations.
Une chienne de chasse à la langue pendante nous rejoint, faute d’avoir pu suivre ses congénères. Bénédicte lui donne de l’eau et s’en fera rapidement une amie.
Un chamois, pas trop ému par l’ouverture de la chasse, évolue sous nos pieds. La chienne l’ignore superbement. Pendant ce temps, Hervé nous montre ses talents de maîtrise de la sieste éclair.
Il est temps de repartir par le sentier de traverse.
Nous descendons ensuite par les lacets de la piste en rive droite de la combe de Maroure. La chienne retrouvera son maître une fois arrivée en vallée. Au parking, Marie nous proposera des pommes de son jardin, agrémentés de petits croquants.
Un peu avant le col du Fau, nous trouverons un bar ouvert : ultime moment de convivialité autour d’un verre, avec nos pensées à Marie qui est restée dans le Trièves.
Les participants : Anne, alias Trottinette, Hervé L.B., Bénédicte B., Marie-Christine L., Béatrice R. et Dominique R., Bruno B., Murielle R. et Yannick A.



