Au départ de Chamrousse une relative fraîcheur nous accompagne jusqu’aux lacs Robert. On admire leur belle couleur verte, même si, comme on pouvait s’y attendre, leur niveau est bas. Quelques rhodos ont refleuri,croyant le printemps revenu après la canicule. On descend d’une centaine de mètres en suivant le GR 738, toujours très fréquenté, jusqu’au panneau curieusement nommé « le Grand Sorbier » (le sommet du même nom setrouve 600 m plus haut). Il commence à faire chaud quand on attaque la montée bien raide, avec de gros blocs où il faut s’aider des mains. Ce sentier, lui aussi très fréquenté, est balisé « sauvagement » à grands traits de peinture jaune ; il permet de rejoindre le refuge de la Pra en passant par le lac David. On le quitte vers 2100 m pour une trace beaucoup discrète qui rejoint rapidement des pierriers dans lesquels on cherche le meilleur cheminement. Pas facile, il y a des cairns un peu partout ! Au col de la Petite Vaudaine, de belles terrasses herbeuses nous permettent un pique-nique confortable, avec vue sur la Meije, et une bonne sieste pour certains ! Le versant est plonge brutalement jusqu’à la Romanche 1650 m plus bas.
La descente, par le même itinéraire, n’est pas beaucoup plus rapide que la montée : il faut rester attentifs dans les caillasses, remonter jusqu’aux lacs Robert, puis traverser de nouveau des pierriers jusqu’aux pistes de Chamrousse, avec cette inquiétude : y aura-t-il un bar ouvert
? Autre question, à laquelle nous n’avons pas pu répondre avec précision : quels dénivelé et distance avons-nous parcourus ? Les 2 GPS, sans doute mis en difficulté par les pierriers en montagnes russes qui mènent
aux Roberts, n’ont pas pu nous permettre de trancher : l’un indiquait 1100 m et 15 km, l’autre 1000 m et 10 km. D’autres, évaluant leur fatigue musculaire, auraient bien envisagé jusqu’à 1500 m…
Avec Jacques M., Christelle, Hervé, Patrick, Xavier.
Et, rassurez-vous, il y avait 2 bars ouverts !
Anne



