Covoiturage bien optimisé à partir de Montmélian : 2 voitures seulement pour 11 participants !
La route qui monte au chalet forestier des Chappes a pris un coup de vieux ces dernières années. Défoncée, enfoncée, affaissée, cabossée… Si rien n’est fait, le parking à 1480 ne sera bientôt plus accessible qu’en 4×4.
A 8h45, la troupe s’ébranle sur une piste d’alpage.
A 1562, nous la quittons pour le GRP du tour du Beaufortain. Le flanc nord baigne dans l’ombre et sa fraîcheur est bienfaisante. Car aujourd’hui encore, c’est une journée « canicule ».
Dans les hauteurs, une trompe de chasse sonne et re-sonne. Nous nous interrogeons : « la chasse est-elle déjà ouverte ? ».
En haut de la Roche Pourrie, un petit sommet emblématique des albertvillois, nous apercevons soudain une, deux, trois silhouettes qui se détachent sur la crête. Des matinaux ! Mais à les voir dévaler la pente dans notre direction, nous devinons bientôt que ce sont des traileurs en compétition. Ils sont suivis par d’autres et c’est vite un déferlement. A l’intersection 1819, un contrôleur est en poste. Pas de chance, il les dirige vers le sentier qui nous intéresse. Tout en grimpant, il faut s’écarter régulièrement pour laisser passer tout ce joli monde. Ils sont 500, ils sont partis du Fort du Mont, 1000 m plus bas. A 2050, il y a d’ailleurs un poste de « réhydratation ». 4 jerricans de 20 litres, 3 jeunes exubérants qui remplissent des gobelets à la volée et un qui galvanise la troupe en s’époumonant dans sa corne de brume. Il leur reste 15 km à parcourir sur le sentier qui plonge en versant sud, 23 s’ils prennent celui qui escalade la crête : le nôtre ! Chance : notre côté plus revêche n’a été choisi que par les « cadors ». Comme ce sont des concurrents rapides, ils sont déjà tous passés et nous retrouvons la tranquillité.
11h45 : après 1,5 km de déambulation sur une crête agréablement ventilée, nous voilà au Pas de l’Ane 2352 m. La suite est une ligne d’arête qui s’effile progressivement. Le sentier demeure encore un temps débonnaire, puis la pente s’accentue. Il faut s’aider des mains, assurer ses prises. Un passage est câblé, il y a deux pas de II. Les 100 derniers mètres nécessitent de la vigilance. Une seule d’entre nous préfère jeter l’éponge et c’est à 10 que nous gagnons la croix sommitale ( 2460 m) vers 12h20.
Au retour, l’entraide est de rigueur. Je fonctionne à corde tendue avec un compagnon, pas trop à l’aise dans cette ambiance aérienne.
Sitôt les difficultés derrière nous, il est grand temps de déballer les victuailles. Denise, Annie, Catherine Fiol ont fait des gâteaux. Hervé ouvre un énorme sachet de palets bretons, Bruno une boîte de dattes moelleuses et les tablettes de chocolat circulent. Une ambiance gourmande à la Dédé !
14h00 : Il faut pourtant bien redescendre… Personne n’est vraiment pressé de retrouver l’ambiance surchauffée de la plaine (36° annoncés aujourd’hui à Grenoble ) et on a rarement fait une pause aussi longue. Allongés dans l’herbe, certains ont même amorcé un petit dodo.
La descente se fait tranquillement, la brise de crête est toujours rafraîchissante et le versant nord a conservé un peu d’ombre.
A 16h45, nous retrouvons les voitures. Jacques sort une bouteille de bière de sa glacière et nous trinquons à l’amitié.
Durée globale : 8h00 – D+ 1100m
Participants : Annie Jullien – Hervé Le Bars- Patrick Mavillaz – Catherine Fiol – Bruno Bailly – Denise et Jacques Parra – Patrick Moreno – Lionel Picandet – Catherine Fourrier – Marc Papet



