Dent d’Arcluse

8h00 – Parking du Col du Frêne – alt 950m. A la descente de la voiture, la fraîcheur surprend. On n’est plus habitué !
Nous progressons en versant Ouest, le soleil nous ignore sur 400 m de dénivelé. L’ombre épaisse du sous-bois est un délice. On savoure ! Car aujourd’hui, la canicule fait son coming back, amorçant sa 3ème (4ème?) séquence depuis mai.
Occupés à discuter, nous ratons un sentier à 1310 et poursuivons sur la piste qui mène au chalet de l’Epion. Méprise sans conséquence sauf qu’à l’arrière de la bâtisse, les occupants profitent de la vue et prennent leur petit déjeuner au calme. Nous jouons un instant les trouble-fêtes. Après le Col du Potat ( 1351m) , un coup d’oeil sur la carte aurait évité qu’on se fourvoie. Nous grimpons « dré dans le pentu », dans un alpage pas du tout viabilisé. Nous ne réagissons que 150 m
plus haut, dans les sonnailles d’un troupeau d’abondances. Tout à fait adaptées, elles sont totalement insensibles à la raideur des pentes. Pour nous, nous saturons de nous agripper aux touffes d’herbes.
Il y a urgence à retrouver le sentier que la carte indique plus à droite, en forêt. Une clôture électrique complique la traversée mais une fois sur les bons rails, tout roule. Vers 1650, nous sortons définitivement du bois. A terrain découvert, une bonne brise empêche de chauffer. Elle nous ventilera sympathiquement jusqu’au sommet.
Nous faisons une petite pause sur le replat de Pierre Besse ( 1730 m). Plus haut, le sentier zigzague à travers une pente herbeuse incroyablement raide. Il vient caresser la barre rocheuse puis escalade
la brèche qui s’achève sur le Col de Cochette. ( 1955 m) Il faut y mettre les mains, les bâtons sont de trop. Le débouché en crête se fait en « renfougne ». Versant Est, le paysage change radicalement. La troupe des quatorze 2000 m des Bauges est au garde à vous, quasiment au complet. Seul, le Colombier fait bande à part… Mais nous l ‘avons eu
dans le dos tout au long de la montée. Il reste 90 m de dénivelé en traversée sur des dalles escarpées. Nous ignorons la plupart des
passages câblés, des sentes parallèles étant souvent plus adaptées. Pour autant, le terrain est délicat et toute glissade interdite.
En 3h30, nous sommes à la croix sommitale ( 2040 m). Haute de 5 ou 6 m, c’est une armature de poutrelles métalliques couverte de plaques d’alu, stabilisée par un enchevêtrement de haubans. Ce n’est pas un chef d’œuvre d’esthétisme.
Après une heure de pause casse-croûte, il est temps de rebrousser chemin. La première partie est laborieuse, la progression est lente, il faut assurer les pas. Mais une fois les difficultés franchies, le sentier s’assagit et devient débonnaire. Entre temps, la chaleur s’est installée. La fraîcheur a déserté les sous-bois. A l’arrivée, le thermomètre de la voiture indique 35°. Un avant goût de ce qui nous attend en plaine !
Durée globale : 7h20 – D+ 1170 m – 15,5 km
Participants : Béatrice Guillet Revol – Jean Marc Brissaud – Jean Luc Mias – Catherine Fourrier – Marc Papet