Sur une proposition de dernière minute de Marc P., nous ne serons que 4 à tenter l’aventure.
Les Grenoblois retrouvent les Savoyards sur le parking de Saint Laurent du Pont. Il est décidé de monter les 2 véhicules juste au dessus, au monastère de N D du St Désert (plus tranquille et plus
spacieux pour la remorque). Ce parking étant un cul de sac, il faudra quelques manoeuvres -et un peu d’huile de coudes- pour remettre l’ensemble dans la bonne direction.
Parking supérieur, à l’altitude 585 m, nous admirons les bâtiments récemment modernisés, et la future montée est bien indiquée.
Nous suivons pistes et sentiers jusqu’au pied des falaises où des piliers blancs vertigineux encadrent une gorge étroite qui n’est autre que la montée par la Cheminée de Fétrus. Pas une vraie cheminée,
mais il faut deviner la moins mauvaise trace au milieu des gros blocs. Après avoir évité le passage de Corde, nous sommes bien contents d’arriver vers le col de Fétrus et de trouver un sentier plus calme dans une clairière après une montée « efficace » mais laborieuse.
A l’entrée de la prairie d’Arpison, nous découvrons 2 personnages assis derrière un abre en tenue bien camouflée.Il ne semblent pas armés et la discussion va bon train : agents de l’ONF en pause ? Agents de l’OFB ? Photographes animaliers ? Rabatteurs ? Le mystère restera entier.
Nous remontons entre de nombreuses dolines, le gouffre d’Arpison repéré par Marc et les ruines du habert signalées par Jean Marc. Un dernier effort nous conduit au belvédère d’Arpison. C’est notre
point culminant à 1580m. L’horizon ne vaut pas les dernières balades, mais nous reconnaissons la vallée du Guiers, un monastère, la grande Sure, et plus loin, déchirant les brumes et autres nuages, des morceaux de crêtes du Vercors. Une averse arrose au loin le Voironnais. Les pierres monumentales du habert d’Arpison nous fourniront un endroit confortable pour le picnic, d’autant que le soleil fait des efforts pour nous accueillir dans un semblant d’éclaircie. C’est
parfait, car les moutons ont bien marqué la zone. Nos voisins, peut être dérangés, s’éloignent. Ils sont 3 ! : nous n’avions pas découvert le 3e bien dissimulé. Nous ne verrons pas d’autres humains lors de cette randonnée bien sauvage.
Nous nous engageons dans la descente, ponctuée de 2 moutons (plus de gigots, mais un squelette intégral avec une dispersion de peau et de laine) et un pauvre crapaud bien aplati : mais que font donc les charognards, ici, dans ce coin si mal tenu de l’ouest cartusien ?
Piste tranquille jusqu’au dessus du parking de la Riondette que nous évitons par un raccourci (nous ne sommes pas venus voir du goudron !). Il faut gagner le Col de la Sarriette par une dernière remontée, et les surprises ne sont pas finies. Il est prévu le Pas du Pertuis, mais cette descente nous est décrite par Jean Marc en termes fort peu alléchants. Une bifurcation nous propose une alternative « difficile » par Tramoley.
Marc nous prévient en passant de l’étymologie à son expérience personnelle du-dit passage (difficile de ne pas humecter ses chaussures … ou pire).
Un regard aux cartes nous convainc, c’est parti ! Catherine se prépare à récriminer, voire à faire demi tour : nous essayons de la rassurer. Une longue traversée nous permet d’atteindre lentement les rochers de St André. Effectivement, il vaut mieux assurer ses pas, mais le chemin est juste assez large, toujours aussi sauvage et engagé. Ensuite, des zig-zags assurent la descente rapide face à la falaise jusqu’aux derniers rochers où des restes de câbles veulent rassurer les randonneurs.
Relâche dans les zig-zags suivants, l’exposition s’est réduite, certains s’engagent dans un concours de dérapages plus ou moins contrôlés (il n’y aura pas de classement final). Nous croisons un tronc encore plus majestueux que les autres: des panneaux indiquent que ce n’est autre que le sapin St André (44m, 1,20m de circonférence quand même).
Arrivés sur une piste, nouvelle bifurcation. Tramoley part à droite, tant mieux : nous revenons au sec par la gauche, le parking n’est plus bien loin, et toute l’équipe est là.
Arrivée au Désert plutôt bien nommé, où ne ne croiserons qu’un papa et son petit fiston, avant de savourer l’ultime surprise concoctée par Marc : une bonne bière fraîche ! Elimination directe : le liquide dans les estomacs, le solide sacrifié aux molochs 10m plus loin.
Dénivelé: + 1050 environ – 13 à 14 km (débat à clore sur le nombre de zig-zags imprévus)
Les participants à cette sortie : Marc P., Catherine F., Jean Marc B., Bruno B.



